Conifères de la forêt et de la ville

Le 9 février 2014.

Epicea AllevardPas de neige, ni de froid pluvieux et venteux, en ce dimanche après-midi (le 9 février 2014) mais une météo plutôt clémente qui a poussé un petit groupe à venir découvrir les principaux conifères de la région de Mortagne-au-Perche.

Une promenade était proposée à la fois dans la forêt et dans la ville pour faire la découverte des conifères. Si le cœur de Mortagne est bâti sur du calcaire du crétacé la colline cernée par la rue de Chartrage et La Garenne est une butte témoin, associant argile à silex et le fameux sable du Perche comme en témoignent les vestiges de cinq carrières. La colline étant peu propice à la culture, avec un sol peu stable pour les constructions, elle est restée boisée.


Nous avons pu sur le terrain faire le distinguo entre pin et sapin, à l’aide de petits échantillons des principales espèces et d’une clé de détermination remise aux participants. Le pin sylvestre est très présent sur le sable. Espèce héliophile, il est peu exigeant quant au terrain et du moment qu’il a de la lumière il se multiplie aisément. D’autres espèces ont été apportées par l’homme. Nous avons découvert et identifié le pin noir d’Autriche, le pin maritime et le pin de Weymouth. Dans la série des « sapins », sont présents, l’épicéa qui est notre sapin de Noël, le sapin de Douglas, de plus en plus cultivé, avec son odeur de citronnelle et enfin en très petit nombre, le sapin des Vosges qui a gardé la dénomination de sapin de l’Aigle dans la région. Reliquat de l’aire glaciaire, il est présent de façon sporadique dans la région de l’Aigle avec une présence septentrionale à Mortagne. Dans les parcs et jardins nous avons observé le mélèze sans ses feuilles à cette époque, l’if, ainsi que de nombreuses espèces exotiques. Les plus remarquables sont bien sûr les cèdres de l’Atlas, du Liban et de l’Himalaya, le séquoia géant, l’araucaria ou désespoir des singes. L’objectif n’était pas de faire un inventaire exhaustif, mais avant tout de savoir reconnaître les principales espèces, par leurs feuillage, leur forme, leur tronc ainsi que par leurs cônes, tout en donnant des notions sur leur origine, leur distribution, leur reproduction, leurs utilisations, le tout agrémenté d’anecdotes.
 
Sortieconifres 09fvrier2014