Conférence "Pesticide mon amour" le 20 Mai à Saint Hilaire-sur-Erre

Le 1 juin 2011.

Vendredi 20 Mai, notre président Serge Lesur a donné une conférence autour du film Pesticide mon amour dans le petit village de Saint Hilaire-sur-Erre dans le Perche. Malgré quelques inquiétudes au départ sur le nombre de spectateurs, la conférence s'est bien déroulée.

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Le directeur adjoint du Parc Naturel régional du Perche, qui organisait cette soirée, a introduit la soirée en rappelant l'implication du PNR dans la démarche entreprise par l'AFFO pour l'arrêt des pesticides en zone non agricole. La charte du PNR aborde le sujet et soutient donc les propos de l'AFFO sur cette thématique.

Suite à la diffusion du film, Serge a commencé le débat par un récapitulatif de tous les aspects dangereux des pesticides et herbicides. Avec les effets sur l'environnement, comme la pollution des nappes phréatiques ou la disparition de diverses espèces. Mais il a également abordé les effets sur le corps humain, par exemple l'accumulation des molécules dans l'organisme, les " nouveaux cancers ", les problèmes de santé sur les nouveaux nés ou bien encore la présence de molécules dans le lait maternel.

Suite à l'énonciation de ces méfaits engendrés par l'utilisation de ces produits dans nos jardins et les lieux publics, un paradoxe s'est imposé à l'un des spectateurs qui lança le débat. D'après cette personne, les produits pesticides et herbicides seraient le résultat du progrès qui lui-même serait à l'origine de l'augmentation de l'espérance de vie. En d'autres termes, laissons faire le progrès puisque bien qu'il soit la source de certains problèmes il est surtout et avant tout l'origine de nombreuses solutions (" on trouvera bien quelque chose pour remédier aux effets indésirables "). Pour répondre à ce paradoxe, notre président utilisa un argument simple et irréfutable :

" Hiroshima aussi c'était le progrès ! "

Toutefois, pour conserver l'aspect éducatif et ludique du débat, notre intervenant préféré relança le débat en revenant sur les origines des pesticides/herbicides et quels étaient leurs buts premiers. Il rappela donc que ces produits avaient été inventés, entre autres raisons qu'il développa aussi, afin d'améliorer le rendement de l'agriculture moderne post seconde guerre mondiale, afin de répondre à la faim d'une population qui se faisait de plus en plus importante. Après quelques échanges sur le sujet tout le monde s'est accordé à dire que ces produits toxiques pouvaient, peut être, parfois trouver leur place dans l'agriculture (cela reste à prouver !) mais qu'ils étaient de toute évidence à bannir de nos jardins/potagers et des espaces publics comme les terrains de sport ou les parcs.

Bien sûr, après ces quelques échanges, la question qui revenait sans cesse était "Quelles sont les alternatives ?".

photo-conderfence-pesticideSerge, en bon pédagogue, ne manqua pas d'énoncer les différentes solutions que l'on pouvait apporter au remplacement des pesticides et herbicides. Sans oublier de commenter et expliquer chaque technique, beaucoup se prirent au jeu de les commenter avec chacun sa petite anecdote, ou sa propre expérience, concernant telle ou telle méthode.

Pour rappel, voici les moyens que préconise l'AFFO pour limiter la prolifération des "indésirables", si tant est que l'on ait besoin de les détruire (!) : le paillage, le désherbage thermique (avec modération dû à la consommation d'énergie fossile), l'utilisation de végétaux en engrais vert et étouffants, l'utilisation de certains produits naturels, la coupe régulière de la végétation sans oublier bien sûr que le sarclage manuel reste la méthode idéale. Car le message principal reste qu'il faut apprendre à vivre avec la nature "sauvage" !

Enfin, pour conclure cette soirée, un pot fût organisé où chacun put continuer à débattre sur les méfaits des pesticides, en s'encourageant mutuellement à ne plus jamais utiliser ces produits nocifs pour notre environnement et pour nous même. Même si pour d'autres, comme moi, c'était d'avantage l'occasion de déguster un bon verre de cidre ou de jus de pomme, bio, bien sûr !


Teddy Boutville " web reporter ".