Exposition : Bords de routes

Un patrimoine à valoriser

 

 

 

Le contexte


contexte_1Les talus enherbés ou boisés recèlent 80% des espèces végétales du département.

Ils limitent la pollution et l’érosion. Lieux publics accessibles à tous, ils forment un réseau écologique de première importance. Ce sont des couloirs de communication permettant la vie, la reproduction et la dissémination de nombreux animaux et plantes.

Variés, ils abritent des espèces animales et végétales de forêts, de prairies, de friches…. Ils forment une encyclopédie gratuite de la nature.

Ces talus structurent, depuis des siècles, la campagne ornaise.

Aujourd’hui, ils enrichissent le paysage qui se présente à la vue de tout usager de ces routes.

Mais pour combien de temps ?

 

↑↑

 

Talus, profusion de vie : La faune


faune_1Les bandes herbeuses et leurs haies sont à la fois hôtel et restaurant pour une faune diversifiée.

Les oiseaux nichent dans la haie ou sur le talus. Tous y trouvent une nourriture abondante.

Les reptiles (lézards, vipères, couleuvres) se plaisent sur les talus ensoleillés et les batraciens (crapauds, salamandres, grenouilles) occupent les fossés humides.

Les mammifères, écureuils, campagnols, musaraignes, hermines, sont des hôtes de ces talus. N’oublions pas le discret muscardin qui bâtit son nid dans les branches d’une aubépine par exemple.

Les mollusques, limaces et escargots, apprécient aussi la fraîcheur des talus enherbés.

 

 

Les insectes sont nombreux. Certains y butinent les fleurs jusqu’à l’automne, assurant en même temps la reproduction des végétaux.

 

 ↑↑

 

Talus, profusion de vie : La flore


La flore des bords de route varie  suivant les substrats géologiques et l’exposition.

Les fleurs du fond du fossé (humide) sont différentes de celles de la berme (plus sèche). La haie, avec son cortège d’arbres et d’arbustes, offre au fil des saisons fleurs et fruits en abondance. La diversité des espèces plantées assure la bonne santé de ces forêts linéaires. Que deviendrait une plantation trop uniforme face à une maladie comme la graphiose de l’orme ?

Tout un savoir culinaire et médicinal, aujourd’hui de nouveau recherché, se trouve stocké en ce milieu.

Les talus peuvent être riches en orchidées dont la curieuse Ophrys abeille.

 

 

Dans le fossé, on y trouve, les pieds dans l’eau : l’Iris , la Salicaire, le Plantain d’eau, la Scrofulaire, la Menthe…

Parmi les fougères, l’Osmonde royale, espèce protégée, peut être présente sur certains talus.

 

 

La haie est aussi riche en essences arbustives : aubépines, noisetiers, prunelliers, frênes, sureaux, chênes, églantiers, tilleuls, nerpruns, viornes, fusains...

 ↑↑

Un milieu menacé : mais où est passée cette vie ?


milieu_1Le broyage ne laisse aucune chance de survie aux animaux.

Les périodes d’intervention sont souvent inappropriées, elles détruisent les nids, empêchent animaux et végétaux de se reproduire…

Les herbicides sont cause de pollutions des nappes et rivières, et de l’empoisonnement des animaux.

L’herbe broyée laissée sur place entraîne une banalisation de la flore (ortie, gaillet gratteron, berce…) par enrichissement du terrain et elle comble rapidement les fossés.

La terre et les cailloux sont mis à nu et alors emportés dans le fossé ou sur la route par les pluies.

Le paysage est hygiénisé. On observe de l’herbe rase à perte de vue. La pelouse monotone – même aux endroits non gênants pour la circulation – a remplacé la palette colorée des fleurs s’échelonnant au fil des saisons. La flore s’appauvrit, n’ayant pas le temps de fournir des graines.

 

 ↑↑

 

Une autre gestion est possible


autre_1Le broyage et l’utilisation d’herbicides doivent être abandonnés.

Ces techniques peuvent être remplacées par une fauche, si possible tous les deux ans, en exportant l’herbe et les branchages coupés.

Les dates d’intervention doivent respecter les cycles de la faune et de la flore.

Les fossés et talus pourraient être fauchés en février - mars ou, à défaut, en octobre - novembre. Les pousses du printemps pourront alors donner des graines et les animaux profiteront de la végétation hivernale (nourriture, abri)… Les plantes prendront, en fin de cycle, leurs habits aux teintes brunes. Cet aspect, qui paraît négligé à beaucoup d’entre nous, n’est que naturel. Conserver en hiver les herbes sur le talus est essentiel au maintien de la vie.

Il faudrait également maintenir par alternance, une partie des talus non fauchés ni broyés.

 

 ↑↑

 


Pour tout renseignement, contactez l'AFFO au 02 33 26 26 62 ou par courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.