Busard Saint-Martin

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CLASSE : Oiseaux
ORDRE : Assipitriformes
FAMILLE : Assipitridés
NOM LATIN : Circus cyaneus
DESCRIPTION : Tête fine et corps élancé avec de longues ailes à bords parallèles tenues en " V ". Les mâles ont l'ensemble du corps gris-bleu avec le ventre et le dessous des ailes blanc. On les reconnaît facilement en vol grâce à leur croupion blanc et l'extrémité de leurs ailes noire. Les femelles et les jeunes, difficiles à différencier, sont brun foncé avec le croupion également blanc et la queue brune barrée de noir.
HABITAT : Terrains découverts à végétation rase tels les landes, les marais ou les pâturages.
ACTIVITÉ : Le nid, construit au sol avec des brindilles et de l'herbe, est caché dans la végétation. Les œufs sont pondus en mai et les jeunes quittent le nid en juillet-août, un mois après leur éclosion. Leur durée de vie est comprise entre 10 et 15 années.
REPRODUCTION : Les busards se nourrissent principalement de rongeurs et de petits oiseaux fréquents dans les espaces dégagés.
 

Une ombre qui passe

Sans doute avez-vous déjà remarqué au cours de vos balades champêtres cet oiseau au vol léger et chaloupé qui survole, comme bercé par le vent, les vastes étendues découvertes de nos campagnes. Toujours à faible hauteur, il passe près de vous et disparaît lentement dans le paysage. Vous n'avez pas rêvé, il s'agit bien de ce rapace autrefois rarissime dans nos régions, le Busard Saint-Martin.

Ce fantôme ailé n'hésite pas à passer l'hiver en Espagne mais il est aussi attaché à son teritoire et peut y rester pendant la mauvaise saison en compagnie d'autres congénères, souvent venus des vastes contrées du nord. C'est alors que l'on peut les voir virevolter, glisser, piquer, s'élever comme des brins de paille au gré du vent. Mais c'est au printemps qu'on verra réaliser mille cascades. Descente en flèche, remontée musclée dans les airs, collisions évitées au dernier moment, le choix d'un partenaire et d'un territoire mérite bien toutes ces éblouissantes démonstrations aériennes. C'est seulement après cette parade nuptiale fantastique que le nid est construit, et que se profile un danger insoupçonné.

Le busard est en effet admirablement adapté aux steppes et affectionne particulièrement les landes à bruyères ou les marais où il trouve une nourriture abondante et des sites de nidification sûrs. Les moissonneuses, qui passent dans les champs d'orge et de colza vers mi-juillet alors que les jeunes ne sont pas encore sortis du nid, sont le principal " prédateur " du busard et limitent ainsi ses populations. Alors devant ces dangers et la disparition des espaces non cultivés qui sont reboisés ou asséchés, ce petit fantôme des plaines risque de disparaître petit à petit, à moins que l'on ne signale sa présence aux intéressées et que l'on déplace les nids dans des zones où la moissonneuses ne passera que … deux semaines plus tard. La solution est simple et efficace mais faut-il y penser. Alors si vous apercevez au début du mois de juillet un furtif planeur qui survole les céréales, n'hésitez pas à le suivre, il vous mènera probablement à son nid et … ce sera à vous de juger si son emplacement est le bon.