Meloe violet

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CLASSE : Insectes
ORDRE : Coléoptères
FAMILLE : Meloidae
NOM LATIN : Meloe violaceus
NOM VERNACULAIRE :
Méloé violet
DESCRIPTION : Les Méloés sont des coléoptère de belle taille (jusqu’à 30 mm), généralement noir brillant (souvent avec des reflets métalliques), qui sont caractérisés par un abdomen qui grossit au cours de la saison jusqu’à devenir démesuré, les élytres (ailes antérieures chitinisées) ne couvrent alors plus qu’une partie de cet abdomen. La tête, le thorax et les élytres sont plus ou moins ponctués ou chagrinés selon les espèces. Les Méloés ne volent pas.
HABITAT : Dans l’Orne, Meloe violaceus semble apprécier les milieux herbeux du bocage, en particulier les haies de bords de chemins et lisières forestières.
ACTIVITÉ : Les adultes sont actifs en journée dans l’herbe et les plantes basses et se nourrissent de pétales et de feuilles (Ficaire, jonquille…).
REPRODUCTION :  Voir planche 22 de René Michaud http://claude.schott.free.fr
STATUT :
Non protégée en France
 
Les imagos sortent de terre au début du printemps, leur abdomen est alors relativement petit, il dépasse à peine des élytres. Très vite ils se nourrissent avec voracité et l’abdomen des mâles comme des femelle augmente fortement de taille. Dès que la météo est clémente et en pleine journée,  les adultes sont visibles dans la végétation basse. Après l’accouplement la femelle creuse un trou dans la terre et y dépose ses œufs. Plus tard (voire l’année suivante ?), des larves nommées Triongulins éclosent. Ces larves, souvent très nombreuses, montent immédiatement sur les premières fleurs venues (Ficaires, Pissenlit…) et attendent le passage d’insectes pollinisateurs. Elles s’agrippent alors sur cet insecte (jusqu’à 10-15 larves par insecte) pour un vol clandestin !
Si l’insecte est une abeille solitaire, c’est le gros lot, sinon, c’est la mort assurée…

triongulins

L’abeille solitaire, après avoir fait le plein de pollen et/ou nectar, rejoindra sa galerie dans laquelle elle pond des œufs à proximité de réserves de pollen. Le Triongulin quitte alors l’abeille pour se cacher dans sa galerie. Lorsque l’abeille aura fermé les cellules, contenant chacune un œuf avec du pollen, le triongulin pourra alors tranquillement manger l’œuf ou la larve et procéder à ses métamorphoses tout en profitant du stock de pollen. Et ce n’est qu’au printemps suivant qu’un adulte émergera.

Cet insecte a fait l’objet de deux articles du célèbre naturaliste Jean-Henri Fabre dans ces « Souvenirs entomologiques ». Ces textes sont disponibles ici (mettre en lien ? http://www.e-fabre.com/biographie/souvenirs_entomologiques.htm)