Utriculaire commune

utriculaire

CLASSE : Dicotylédones
ORDRE : Scrophulariales
FAMILLE : Lentibulariacées
NOM LATIN : Utricularia vulgaris
NOMS VERNACULAIRES :
Utriculaire commune
SIGNES PARTICULIERS :
Plante aquatique, dépourvue de racines. Feuilles alternes, très fines et découpées, munies de vésicules. Tiges horizontales portant les hampes florales dressées. Corolles jaunes, à gorge fermée par une bosse du pétale inférieur. Plante carnivore
FLORAISON :
Juillet à août
 

Un piège remarquable

Hors floraison, la plante est peu visible. Dépourvue de racines, ses longues tiges portent des feuilles immergées et finement divisées en lanières.

Pas de racines ? Mais comment se nourrit-elle ? De chair fraîche, comme l’ogre d’une autre histoire. Elle ne possède pas de pièges visibles et gluants comme le drosera ou la grassette. de simples petites vésicules vertes, d’environ 3mm de longueur, disposées sur les feuilles, sont autant de trappes où tombent volontiers la microfaune locale. des poils fins entourent un clapet de fermeture qui résiste à la pression de l’eau environnante. A jeun, ces utricules sont vides. Si un animal vient chatouiller malencontreusement ces poils, la porte s’ouvre rapidement vers l’intérieur aspirant l’eau, et la proie ainsi entraînée, tombe dans la prison qui se referme. La trappe reste alors fermée jusqu’à ce que la digestion soit terminée. Une plante munie de 15 feuilles avec 6 trappes chacune, renfermait jusqu’à 270 individus.

En juillet-août, les utriculaires dressent hors de l’eau leurs hampes florales aux fleurs jaunes lumineuses. Leurs corolles aux lèvres closes renfermant les étamines, exigent, pour la dissémination du pollen, des insectes lourds, (coléoptères, bourdons) qui viendront les butiner en force et ainsi assurer leur reproduction. Pendant ce temps, par ses extrémités inférieures, la plante est occupée à digérer d’autres insectes.