Colchique d'automne

colchique

CLASSE : Dicotylédones
ORDRE : Liliales
FAMILLE : Liliacées
NOM LATIN : Colchicum autumnale
NOMS VERNACULAIRES : Colchique d'automne, Veillote, Veilleuse, Tue-chien, Faux safran, Oignon de loup
SIGNES PARTICULIERS :
Feuilles dressées, largement lancéolées, un peu pointues, fleurs rose lilas, 6 tépales, 3 étamines attachées plus haut que les 3 autres. Toutes les parties de la plante sont toxiques (présence de la colchicine)
FLORAISON :
Août, septembre
  

Colchique dans les prés...

Qui n’a pas fredonné cette chanson ? Pourtant, que la fleur est belle et traître. Son nom, tiré du grec Colchicos, évoque la Colchide sur le bord de la mer noire, patrie de l’empoisonneuse Médée.
Au printemps, quand les feuilles se développent et que le fruit mûrit, la partie cylindrique du bulbe commence à enfler tandis que la partie ovoïde se flétrit. Un bourgeon, qui se forme à la base du nouveau bulbe, produit une ramification latérale où, à l’automne, se développera la fleur.
Cette plante, dont les étamines orange vif brûlent telles une petite flamme dans leur coupe mauve, a été appelée « veilleuse », comme la lampe brûlant au chevet d’un défunt.
C’est une des plus dangereuse de nos campagnes, et cette particularité lui a valu aussi le surnom de « tue chien ». elle contient dans toutes ses parties, feuilles, graines, bulbes et fleurs, un alcaloïde toxique très violent : la colchicine. Le jeune bétail est particulièrement menacé, alors que les bêtes plus âgées n’y touchent pas et savent l’écarter.
Vénéneux même après dessiccation, il est pourtant utilisé en médecine contre les crises arthritiques aiguës, et contre les rhumatismes musculaires et articulaires.
Ses bulbes sont coupés en rondelles et mis à sécher, ses capsules entières sont récoltées en été pour leurs graines.
La colchicine est un poison qui bloque la division cellulaire, et cette propriété est utilisée en horticulture pour l’amélioration des variétés végétales.
Beau et dangereux, symbole de la jalousie, dernière splendeur de l’été, qui mieux qu’Apollinaire nous le décrit ?


Le pré est vénéneux mais joli en automne
Les vaches y paissent
Lentement s’empoisonnent
Le colchique couleur de cerne et de lilas
Y fleurit tes yeux sont comme cette fleur là
Violâtre comme leur cerne et comme cet automne
Et ma vie lentement pour tes yeux s’empoisonne
Guillaume Apollinaire

colchique big

 Photographe : Jacques Rivière